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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 23:48

The same article in English

C'est en mai 1624 que le Nieu Nederlandt, un navire affrété par la Compagnie des Indes occidentales arrive en vue de l'île de Manhattan. Le bâtiment transporte une trentaine de familles belges : la plupart sont des Wallons auxquels sont venus se joindre quelques Flamands. 


Les passagers vont bientôt être dispersés : après avoir été débarqués sur l’île aux Noix (aujourd’hui Governor’s Island), huit colons vont rapidement construire un fort au sud de l'île de Manhattan - sur le site actuel de Battery Park. Les autres se répartissent comme suit : quatre couples et huit marins vont gagner la rivière Delaware et bâtir le Fort Nassau (à proximité de la ville de Gloucester dans le New Jersey). Deux familles et six hommes remontent la rivière Fresche (Connecticut) et vont y construire un fortin à l'emplacement actuel de la ville de Hartford. Environ dix-huit familles restent à bord du Nieu Nederlandt et remontent la rivière Hudson. Elles vont débarquer à l'emplacement actuel de la ville d'Albany (capitale de l'État de New York).

Ces premiers pas dans la colonisation de ce territoire ne constituent en fait que la suite d'un processus entamé un siècle plus tôt.

En effet, c'est en 1524 que l'expédition française dirigée par le Florentin Giovanni Da Verrazzano découvre pour la première fois la baie de New York. Le roi François 1er étant alors en guerre avec l'Espagne, l'information est envoyée aux archives. Pendant plusieurs dizaines d'années, ce sont surtout les Espagnols qui vont manifester de l'intérêt pour le Nouveau Monde et en exploiter les richesses.


Willem Usselinx
En 1555, l'abdication de Charles Quint en faveur de son fils Philippe II va précipiter les Pays-Bas dans le chaos. Le duc d'Albe, envoyé par le roi d'Espagne, y impose une répression impitoyable contre les protestants, en révolte contre les abus de l'Église catholique.

Les excès de l'Inquisition mèneront à une émigration massive de Wallons et de Flamands vers le nord des Pays-Bas, la Suède, l'Angleterre et l'Allemagne, à la révolte des « Gueux », ainsi qu'à la sécession des Provinces du Nord des Pays-Bas, qui prendront le nom de Provinces-Unies. Les Provinces du Sud continueront à subir le joug espagnol et les affres de la guerre.
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Afin d’éviter toute confusion, il faut savoir qu'à l'époque, les Pays-Bas couvraient une bonne partie du Nord de la France et de la Lorraine, la Belgique, le Luxembourg et les Pays-Bas actuels. Ses habitants étaient appelés les Belges, et les cartes de l'époque représentaient le pays sous la forme d'un lion : le "Leo Belgicus".
C'est en cette époque troublée que naît un jeune Anversois dénommé Willem Usselinx. Sa famille le destinant au négoce des épices, elle l'envoie faire sa formation en Espagne, au Portugal et aux Açores. À son retour des Açores en 1591, Usselinx décide de quitter Anvers pour la Hollande. Ayant constaté à quel point l'Espagne tirait sa richesse de ses colonies américaines, il n'aura de cesse de convaincre les Hollandais de fonder également des colonies dans le Nouveau Monde, dans le but d'y combattre les Espagnols.
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Près de trente années d'obstination et d'efforts seront nécessaires de la part de Willem Usselinx pour qu'en 1621, la Compagnie des Indes occidentales voie enfin le jour. C'est elle qui affrétera le Nieu Nederlandt...

Henri Hudson
En 1609, un marin anglais nommé Henri Hudson découvre, par approximativement quarante et un degrés de latitude nord et septante-quatre degrés de longitude ouest, une grande baie dans laquelle se jette un long fleuve surgi des montagnes.

Hudson avait été chargé par les Flamands Emmanuel Van Meteren, Judocus Hondius et Petrus Plancius de découvrir, pour le compte de la Compagnie des Indes orientales, un nouveau passage vers la Tartarie et la Chine.

Alors qu'il explorait les côtes d'Amérique à bord de son navire, le hasard lui fit trouver, 85 ans après Verrazzano, le fleuve qui allait porter son nom, ainsi que le territoire qui devait devenir la future New York.


Jessé de Forest
Jessé de Forest faisait partie de ces Wallons ayant fui les persécutions religieuses. Né à Avesnes en Hainaut en 1576, il quitte sa terre natale en 1615 et part s'installer à Leyde en Hollande. Il va y remuer ciel et terre pour obtenir le droit d'émigrer avec les siens et d'autres familles wallonnes vers le Nouveau Monde. Il y côtoiera aussi des Puritains anglais, futurs passagers du Mayflower.
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Le 5 février 1621, Jessé de Forest adresse une pétition, rédigée en français, à Sir Dudley Carleton, ambassadeur de Sa Majesté le roi d'Angleterre à La Haye. Jessé y demande, au nom d'une cinquantaine de familles wallonnes et françaises, l'autorisation de s'établir en Virginie, sollicitant pour ces dernières un territoire de huit milles anglais à la ronde. Connu sous le nom de Round Robin, ce document est aujourd'hui conservé au British Public Record Office.
Le 11 août 1621, la Virginia Company répond par un accord de principe, assorti de certaines restrictions, dont la plus grave interdit aux familles wallonnes de se rassembler en une seule colonie autonome. Jessé de Forest décline l'offre.

La naissance de la Compagnie des Indes occidentales fait alors germer un plan des plus astucieux dans l'esprit du Wallon.
Proposant ses services et ceux de ses compatriotes à la Compagnie hollandaise, Jessé lui apprend aussi qu'un groupe de familles, pratiquant tous les métiers, a l'occasion d'émigrer sous peu pour le compte des Anglais. Arguant que ces colons préféreraient partir pour la Compagnie des Indes occidentales, il souhaite une réponse rapide, précisant en outre que l'offre est à prendre ou à laisser.

Les États de Hollande, conscients de l'importance d'une telle ouverture pour d'éventuelles futures entreprises de colonisation, consultent le jour même les Bewindhebbers (directeurs) de la Compagnie, alors réunis à La Haye.

Le 27 août 1622, après les années d'efforts fournis par Willem Usselinx et Jessé de Forest, ce dernier obtient enfin l'autorisation officielle d'émigrer avec les familles candidates aux Indes occidentales.

Parti en reconnaissance sur les côtes de Guyane en 1623, Jessé de Forest meurt au bord de l'Oyapok (aujourd'hui frontière entre le Brésil et la Guyane française), le 22 octobre 1624.


Nouvelle Belgique
A partir de 1615, les territoires compris entre la Virginie et la Nouvelle-Angleterre vont porter indifféremment le nom de Nouvelle-Belgique (Novum Belgium, Novo Belgio, Nova Belgica, Novi Belgii) ou de Nouveaux-Pays-Bas.

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Le terme Belgique fait référence aux anciens Pays-Bas, qui couvraient alors une partie du Nord de la France et de la Lorraine, la Belgique, le Luxembourg et les Pays-Bas actuels. Ses habitants s'appelaient les Belges.

De nombreuses cartes du XVIe siècle montrent d'ailleurs ce territoire portant le nom de Belgique. Le nom tombera ensuite en désuétude au profit des Pays-Bas, et ne fera sa réapparition qu'en 1789 à l'occasion de la première révolution belge.

Plusieurs sceaux de l'époque rappellent en outre que les territoires entourant la future New York portaient le nom de Nouvelle-Belgique. Un premier sceau datant de 1623, porte l'emblème d'un castor - avant l'arrivée des colons en 1624, c'étaient surtout les trappeurs qui exploitaient la contrée -, et porte la mention " Sigillum Novi Belgii ". Le sceau de la Nouvelle-Amsterdam, datant de 1654, porte quant à lui la  mention " Sigillum Amstellodamensis in Novo Belgio ".

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Pierre Minuit
En 1626, Pierre Minuit, gouverneur de la Nouvelle-Belgique, se rend célèbre en achetant l'île de Manhattan aux Indiens Manhattes, en échange de verroterie et autres colifichets, pour l'équivalent de 60 florins (24 dollars).

Pierre Minuit est un Wallon, né à Wesel (Rhénanie). Ses parents, originaires de Tournai en Hainaut, s'y étaient installés en 1581 pour fuir les persécutions religieuses. Il deviendra lui-même diacre de l'Eglise wallonne.

Soucieux de défendre les intérêts des colons, il se distinguera aussi par le respect de ceux des Indiens, partant du principe qu'il y a plus à retirer du mélange et de l'intégration harmonieuse de deux cultures - même opposées en apparence - que dans le rejet pur et simple de la plus faible ou soi-disant moins " civilisée ".

La tolérance n'est d'ailleurs pas le point fort de la Compagnie des Indes occidentales. Organisation féodale, celle-ci impose à tous les colons désireux d'émigrer en Nouvelle-Belgique une série  de règles strictes : outre l'exercice de la religion réformée, les colons doivent faire usage exclusif du bas-allemand - langue à l'origine du flamand et du néerlandais actuels -, dans tous les actes publics rendus à la colonie.

De nombreux patronymes sont " néerlandisés ", comme Rapalje pour Rapaille ou Minnewit pour Minuit. D'autres colons sont tout simplement désignés par le nom de la ville hollandaise qu'ils viennent de quitter. L'historien américain Charles W. Baird, dans son livre
"History of the Huguenot Emigration to America", a qualifié ce genre d'abus de Batavian disguise (camouflage à la Batave).

Il est également défendu aux colons de tisser de la laine ou de la toile, ainsi que de fabriquer du drap ou tout autre tissu, sous peine d'être bannis ou punis comme parjures. Le but caché est ici de garantir un monopole aux importations en provenance de Hollande.
L'attitude bienveillante et protectrice de Pierre Minuit à l'égard des colons, ainsi que la convoitise d'un directeur de la Compagnie hollandaise voulant imposer son neveu en tant que gouverneur, font qu'il est rappelé en 1632.

Les traces des Wallons et des Flamands à New York sont nombreuses et souvent ignorées : la baie de Gowanus par exemple, à l'ouest de Brooklyn tire son nom d'Owanus, traduction latine de Ohain, village du Brabant wallon. La baie de Wallabout, au nord de Brooklyn est une déformation du néerlandais Waal bocht (baie wallonne).

Le nom de Hoboken, quartier bien connu à l'ouest de Manhattan, provient d'une commune de l'agglomération d'Anvers en Flandre. Communipaw, à Jersey City, est la contraction de Community of Pauw. Michel De Pauw, originaire de Gand en Flandre, avait aussi acheté Staten Island aux Indiens en 1630.

Quant à Peter Stuyvesant, à qui certains veulent absolument attribuer la paternité de la fondation de New York, il n'est arrivé qu'en 1647, soit vingt-trois ans après le débarquement des premiers colons.


Reconnaissance américaine

Le 20 mai 1924, à l'occasion du tricentenaire de la fondation de New York, un monument commémoratif est érigé en l'honneur des colons wallons, sur le site de Battery Park, à la pointe sud de Manhattan.
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Une pièce de monnaie en argent, de 50 cents, commémorant le tricentenaire de l'arrivée des Wallons est également mise en circulation à la même époque.
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Le gouvernement des Etats-Unis rend encore hommage aux premiers colons en procédant à l'émission de timbres-poste de 1, 2 et 5 cents.
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Oubli belge
On peut se demander pourquoi les circonstances réelles entourant la naissance de New York sont, aujourd'hui encore, pratiquement ignorées dans la Belgique actuelle.

Les manuels scolaires et livres d'histoire sont muets à ce sujet. Récemment, Génies en herbe, un jeu organisé par la RTBF (Radio Télévision belge francophone) et mettant en compétition différentes écoles, demanda aux candidats qui était le fondateur de New York. La prétendue bonne réponse était Peter Stuyvesant... Une réponse qui en dit long sur l'oubli dans lequel sont tombés les ancêtres des participants... et des organisateurs !

Cet oubli peut s'expliquer de différentes façons. En voici une qui paraît plausible : les fondateurs de New York étant des Wallons et des Flamands protestants, la Belgique étant catholique et l'enseignement ayant très longtemps été influencé par l'Eglise, on peut supposer que celle-ci ait volontairement occulté cette période de notre histoire.

Après trois cent quatre-vingt-cinq ans, les colons wallons et flamands protestants ne semblent donc toujours pas bénéficier du pardon de l'Eglise catholique.

Certaines rancunes sont quelquefois tenaces...


Bibliographie
Description de la Nouvelle Belgique (par Johannes De Laet - 1640)
• Les Belges et la fondation de New York (par Antoine De Smet - conservateur-adjoint à la Bibliothèque royale de Belgique)
• Les Wallons, fondateurs de New York (par Robert Goffin, Institut Jules Destrée)
• Historique de la colonisation de New York par les Belges (par G. Gomme)
The Belgians, first settlers in New York (by Henri G. Bayer)
History of the Huguenot immigration to America (par Charles W. Baird)
• History of the United States of America (par George Bancroft)
• History of the city of New York (par Martha Lamb)
Narratives of New Netherland (par Franklin Jameson)
• History of the State of New York (par Dr. John Romeyn Brodhead)
• Memorial History of the City of New York (par le Général James Grant Wilson)
• La part des Belges dans la fondation de l'Etat de New York (par le Baron de Borchgrave)
• Willem Usselinx (par Michel Huisman, professeur à l'Université libre de Bruxelles)
Belgian Americans (by Jane Stewart Cook)



Liens
Belgian Immigrants in New York State
New York : A Sketch of the City’s Social, Political, and Commercial Progress from the First Dutch Settlement to Recent Times (by Theodore Roosevelt)
New York Urban Life : History
DeFreest Family History
Ohain a perdu New York
Dutch and Belgian history
Rapalye family tree
New York Events
The New Netherland

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Published by Philip Dru
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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 14:09

 

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17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 20:06

La zone euro et le FMI ont trouvé samedi matin un accord sur un plan de sauvetage d'un maximum de 10 milliards d'euros pour Chypre, en échange d'une taxe exceptionnelle sur les dépôts bancaires qui rapportera près de 6 milliards.

 

 

 

1) Ce n'est pas un sauvetage, mais un prêt usuraire pour rembourser une dette, déjà due à des prêts ou ajouter de la dette à la dette.

2) Chypre n'est pas plus endetté que les autres pays.

Quelques exemples :

En 2011  Chypre avait une dette publique de                  71,60%    du PIB  97% du PIB en 2013

En 2011  la France avait une dette publique de              86,10%    du PIB  91,30% du PIB 2013

En 2011  la Belgique avait une dette publique de           98,00%    du PIB  100,5% du PIB en 2013

En 2011  le Japon avait une dette publique de                205,50%  du PIB

En 2011  le Royaume-Uni avait une dette publique de    85,30%    du PIB

En 2011  les Etats-Unis avaient une dette publique de     98,70%    du PIB  plus de 100% du PIB en 2013

Etc...

3) A cause du déclassement des agences de notation (Moody's, Standard and Poor's, Fitch) qui sont tres proche des banques privées, Chypre paye des intérêts très haut sur les marchés et doit emprunter au FMI, cela même avec une dette plus petite que les autres pays. C'est du vol pur et simple!

 

Notation des pays de la zone euro au 16 mars 2013
Pays Moody's Standard
& Poor's
Fitch
Ratings
Dagong Egan-
Jones
Note Persp. Note Persp. Note Persp. Note Persp. Note Persp.
Drapeau d'Allemagne Allemagne Aaa en diminution AAA en stagnation AAA en stagnation AA+ en stagnation A+ en diminution
Drapeau d'Autriche Autriche Aaa en diminution AA+ en stagnation AAA en stagnation AA+ en stagnation A en diminution
Drapeau belge Belgique Aa3 en diminution AA en diminution AA en stagnation A+ en diminution  
Drapeau de Chypre Chypre Caa3 SR BB en diminution CCC+ en diminution    
Drapeau d'Espagne Espagne Baa3 SR BBB- en diminution BBB en diminution A en diminution CC+
Drapeau d'Estonie Estonie A1 en stagnation AA– en diminution A+ en stagnation A en stagnation  
Drapeau de Finlande Finlande Aaa en stagnation AAA en diminution AAA en stagnation AAA en diminution  
Drapeau de France France Aa1 en diminution AA+ en diminution AAA en diminution A+ en diminution BBB+ en diminution
Drapeau de Grèce Grèce C B- en stagnation CCC en stagnation CC en diminution  
Drapeau d'Irlande Irlande Ba1 en diminution BBB+ en diminution BBB+ en diminution BBB en diminution  
Drapeau d'Italie Italie Baa2 en diminution BBB+ en diminution BBB+ en diminution BBB en diminution CCC+ en diminution
Drapeau du Luxembourg Luxembourg Aaa en diminution AAA en diminution AAA en stagnation AAA en stagnation  
Drapeau de Malte Malte A3 en diminution A– en diminution A+ en stagnation A– en diminution  
Drapeau : Pays-Bas Pays-Bas Aaa en diminution AAA en diminution AAA en stagnation AA+ en stagnation A en diminution
Flag of Portugal.svg Portugal Ba3 en diminution BB en diminution BB+ en diminution BB+ en diminution B–
Drapeau de Slovaquie Slovaquie A2 en diminution A en stagnation A+ en stagnation    
Drapeau de Slovénie Slovénie Baa2 en diminution A en diminution A– en diminution    

 

L'histoire se répète : 

Moody's a été fondée en 1909 par John Moody, journaliste financier reconverti, qui crée la notation . La société jauge les risques des entreprises en s'appuyant sur une grille de notes, qui permet de résumer les risques pris par le créancier.

En 1931, l'agence, qui note aussi les dettes publiques, dégrade la note de la Grèce. La république grecque qui mène alors d'importantes réformes économiques s'en trouve déstabilisée : les taux d’intérêt grimpent, les capitaux fuient, la Société des Nations refuse son concours. Le 1er mars 1932, la Grèce, dont la dette en dollars a explosé du fait d'une dévaluation, fait défaut. Les victimes de ce défaut sont d’abord les banques françaises et italiennes. Puis la population grecque : gangrenée par l’inflation due à la dévaluation, l’économie fragile du pays part à vau-l’eau, les émeutes se multiplient, et le gouvernement perd les élections fin 1932. La monarchie est restaurée en 1935 et, en 1936, le général Ioánnis Metaxás s’empare du pouvoir par un coup d’Etat. En 1940, quand Mussolini lance ultimatum sur ultimatum à la Grèce, il réclame entre autres le remboursement des sommes annulées, avant d’attaquer le 28 octobre. Entre-temps, en 1936, les dirigeants de Moody's expriment leur regret sur ce qui se passe et annoncent qu’ils arrêtent de noter les dettes publiques. Fitch Ratings suit en annonçant qu’elle cesse de noter la dette allemande. Comme d'autres agences, Moody's s'est retrouvée sous le feu des critiques lors des évènements à l'origine de la crise financière de 2007 à 2011.

Source:http://fr.wikipedia.org/wiki/Moody%27s

Suite de l'article : 

Nicosie devient ainsi le cinquième pays de la zone euro à bénéficier d'un programme d'aide internationale.

Le montant de l'aide est très inférieur aux centaines de milliards déboursés pour la Grèce et aux dizaines de milliards versés au Portugal, à l'Irlande et pour renflouer le secteur bancaire espagnol.

Mais, chose nouvelle, pour réduire leur participation, les bailleurs de fonds ont demandé à Nicosie d'instaurer une taxe exceptionnelle de 6,75% sur les dépôts bancaires en-deçà de 100 000 euros et de 9,9% au-delà de ce seuil, ainsi qu'une retenue à la source sur les intérêts de ces dépôts.

Ces prélèvements devraient rapporter au total 5,8 milliards d'euros, a indiqué samedi le chef de file de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem.

A ces taxes s'ajoutent des privatisations et une hausse de l'impôt sur les sociétés qui passera de 10 à 12,5%.

Pas d'effacement de dette, mais taxe pour tous

Les bailleurs de fonds de Chypre ont renoncé à un effacement de dette, qui aurait fait subir de lourdes pertes aux créanciers privés et qui était fermement rejetée par Nicosie, mais tous les épargnants seront touchés par ces nouvelles taxes, qu'ils soient chypriotes ou étrangers, en particulier russes.

Les autorités ont déjà pris des mesures pour geler les sommes sur les comptes et une loi devrait être adoptée au cours du weekend pour permettre cette opération et empêcher une fuite massive des capitaux.

"On ne pénalise pas Chypre", a estimé Jeroen Dijsselbloem. "Nous sommes aux côtés du gouvernement chypriote, c'est ce paquet qui permettra une restructuration du secteur bancaire et rendra la dette durable", a-t-il expliqué.

"La solution présentée est durable, pérenne et dans l'intérêt de l'économie chypriote", a renchéri la directrice du FMI, Christine Lagarde, dont l'institution devrait participer au plan d'aide chypriote même si aucun ordre de grandeur n'a été évoqué publiquement. Selon une source diplomatique européenne, la contribution du FMI pourrait avoisiner un milliard d'euros.

Les taxes sur le capital et les intérêts des dépôts seront entièrement compensées par la distribution d'actions, a indiqué le ministre chypriote des Finances, Michalis Sarris, soulignant que les mesures prises ont permis d'éviter "des coupes dans les salaires et les pensions".

Chypre avait demandé en juin une aide financière à l'UE et au FMI pour l'aider notamment à renflouer ses deux principales banques, plombées par la crise grecque.

Mais ses bailleurs de fonds n'étaient pas prêts à lui accorder 17,5 milliards d'euros, soit l'équivalent de son PIB : ils craignaient que le pays ne puisse rembourser une somme trop importante et que la dette explose à des niveaux insoutenables, une fois l'aide versée. Au final, la dette chypriote sera ramenée à 100% du PIB en 2020.

"Je ne peux imaginer que nous laissions passer le week-end sans avoir résolu le problème chypriote", avait estimé jeudi le Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker, qui fut le patron des ministres des Finances de la zone euro pendant huit ans.

L'Allemagne, qui s'était montrée prudente sur les possibilités d'un accord ces derniers jours, avait elle fait pression pour que Chypre lutte activement contre le blanchiment d'argent. Après avoir traîné les pieds, Nicosie a accepté de se soumettre à un audit dont les premières conclusions sont attendues à la fin du mois.

Nicosie devrait également se tourner vers la Russie, dont elle est proche économiquement et culturellement, mais la contribution de Moscou devrait être limitée. "Le pays est prêt à prolonger le remboursement d'un prêt" de 2,5 milliards d'euros venant à échéance 2016 "et à réduire les taux d'intérêt, mais il n'entend pas aller au-delà", a prévenu le commissaire européen en charge des Affaires économiques, Olli Rehn.

Belga

Source:http://www.rtbf.be/info/monde/detail_chypre-obtient-une-aide-de-10-milliards-d-euros-les-deposants-mis-a-contribution?id=7948686

Autre article sur le même sujet :

http://lesmoutonsenrages.fr/2013/03/16/cest-du-vol-a-chypre-la-colere-contre-la-taxation-des-depots-bancaires/

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Published by Philip Dru - dans Crise de la dette
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17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 18:20

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Published by Philip Dru - dans Syrie
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17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 17:13

13/03/13-17h22Source:belga.be Archive.

 

Quelques pistes pour comprendre :

Jean-Luc Dehaene : Ancien Premier ministre de la Belgique (1992-1999), M. Dehaene était à la tête du Conseil d'administration de Dexia depuis 2008 à 2011.

Elio Di Rupo : Premier ministre actuel. En novembre 2004, Elio Di Rupo est coopté au sein du conseil d'administration de la banque Dexia, aujourd'hui Belfius.

 La Commission des Finances de la Chambre a rejeté mercredi les demandes de l'opposition de mise sur pied d'une Commission d'enquête parlementaire sur l'affaire Dexia.

Les députés ont suffisamment de moyens d'action, interroger les ministres, s'enquérir de certains documents, demander des renseignements à la Cour des comptes, a rétorqué Luk Van Biesen (Open Vld), seul élu de la majorité à s'exprimer, avec Carl Devlies (CD&V).

Cette justification n'a pas atteint l'ambition de l'opposition à continuer à revendiquer une Commission d'enquête. Il est impossible d'interroger le ministre des Finances de l'époque, Didier Reynders, vu qu'il a changé de fonction, a fait observer Olivier Maingain (FDF) alors que les dernières déclarations du ministre MR, se disant "prêt" à une Commission d'enquête et suggérant être en possession de nombreux documents, ont ravivé les velléités.

L'ex-premier ministre Yves Leterme n'avait pu être entendu par la Commission spéciale Dexia, a pour sa part ajouté Georges Gilkinet (Ecolo). Jugeant "hypocrite" l'attitude de l'Open Vld, qui jusqu'il y a quelque chose laissait planer un doute quant à la mise sur pied d'une Commission d'enquête, Jean-Marie Dedecker a énuméré les nombreux témoignages et actes de ministres méritant que le Parlement soit pleinement informé.

Son homonyme de la N-VA, Peter Dedecker a vu dans le renoncement de la majorité un problème de "crédibilité politique". Il n'y a pas dans le dossier Dexia d'élément nouveau qui mérite une Commission d'enquête, a tranché Carl Devlies (CD&V), renvoyant, pour le surplus, aux enquêtes en cours. Il a par ailleurs épinglé la stratégie de la N-VA qui, contrairement à Groen, ne revendique pas de Commission d'enquête au Parlement flamand. "La N-VA choisit le fédéral, cela doit être ça, la révolution copernicienne", a-t-il dit.

Source:http://www.7sur7.be/7s7/fr/1502/Belgique/article/detail/1595795/2013/03/13/Pas-de-Commission-d-enquete-sur-les-affaires-Dexia-Belfius-et-ACW.dhtml

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Published by Philip Dru - dans Banques
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17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 16:51

Le ministère israélien de la Santé a admis avoir pratiqué des injections d'un agent contraceptif aux Juives falashas immigrées. À leur insu.

Quelque 200 immigrants arrivent à l'aéroport Ben-Gourion de Tel-Aviv, en provenance d'Éthiopie.

Quelque 200 immigrants arrivent à l'aéroport Ben-Gourion de Tel-Aviv, en provenance d'Éthiopie. © Levine / Sipa

La stérilisation forcée ça me rappelle quelque chose...

Par

 

Le mystère est enfin levé sur l'étonnante baisse de 50 % du taux de fécondité des Juifs éthiopiens d'Israël depuis 2000. Après cinq années de démentis successifs, le gouvernement israélien a admis qu'il avait instauré un système de contraception des femmes immigrées d'origine éthiopienne avant leur arrivée en Israël. L'affaire a fait grand bruit en décembre dernier, après la diffusion par la télévision israélienne d'un reportage dans l'émission d'éducation Vacuum.

Trente-cinq immigrées éthiopiennes y affirment avoir été forcées d'accepter, il y a huit ans, une injection de Depo-Provera, un agent contraceptif de longue durée, au risque de ne pas être autorisées à pénétrer sur le territoire israélien. "Ils nous disaient qu'il s'agissait d'un vaccin", raconte une femme interrogée par la journaliste Gal Gabbay, rapporte dimanche le quotidien israélien Haaretz. "Ils nous disaient que les gens qui ont beaucoup d'enfants souffrent." "Nous leur disions que nous ne voulions pas l'injection", affirme de son côté Emawayish, une autre Éthiopienne.

 

"Nous étions effrayées" (immigrée éthiopienne)

"Ils nous répondaient que, si nous n'en voulions pas, nous n'irions pas en Israël. Et que nous ne serions pas autorisées non plus à accéder au bureau du Joint [American Jewish Joint Distribution Committee, la plus grande organisation humanitaire juive, NDLR] et que nous ne bénéficierions pas d'aides ou de soins médicaux. Nous étions effrayées, insiste-t-elle. Nous n'avions pas le choix." D'après le reportage, l'"opération" avait lieu dans des ateliers situés dans des camps de transit. La pratique était ensuite répétée tous les trois mois après l'arrivée des femmes dans l'État hébreu.

Des accusations qui, en décembre, ont été formellement démenties par le Joint. D'après l'organisme, cité par Haaretz, les ateliers de planning familial faisaient partie des services fournis aux immigrants afin de leur apprendre à espacer les naissances d'enfants. "Nous ne leur conseillons pas d'avoir de petites familles", affirmait à l'époque le Joint. "C'est une question personnelle, mais nous les informons de cette possibilité."

 

Volte-face

Même son de cloche du côté du ministère israélien de la Santé, qui jure, en décembre, "ne pas recommander ou ne pas essayer d'encourager l'usage du Depo-Provera". Toutefois, le ministère ajoute que, si ces injections ont réellement été administrées, cela s'est fait sans son consentement. La diffusion du reportage a en tout cas provoqué l'ire de l'Association pour les droits civiques en Israël (ACRI), qui, dans une lettre, a demandé la "fin immédiate" des injections et le lancement d'une enquête.

Six semaines plus tard, le professeur Roni Gamzu, directeur général du ministère de la Santé, intime l'ordre de mettre un terme à la pratique, a révélé Haaretz. Dans une directive officielle, il demande à tous les gynécologues du pays de "ne pas renouveler les prescriptions de Depo-Provera pour les femmes d'origine éthiopienne ou d'autres femmes qui, pour toutes sortes de raisons, ne comprennent pas les implications de ce traitement". Le ministère souligne néanmoins que cette consigne "ne constitue pas une prise de position ni un constat des faits" à propos de cette contraception forcée.

 

Discriminations

Pour le porte-parole de l'ACRI, Marc Grey, cette lettre constitue "un aveu important que ce phénomène a bien existé". Une mauvaise publicité dont l'État hébreu se serait bien passé. Lui qui a déjà été épinglé en 2012 pour ses campagnes haineuses d'expulsion de réfugiés africains ne l'avait pas été jusqu'ici concernant les Juifs falashas (ou Beta Israël), et donc citoyens israéliens. Longtemps coupés des autres communautés juives, les Juifs d'Éthiopie n'ont été reconnus comme tels qu'en 1975 par le gouvernement israélien. Celui-ci a organisé, notamment dans les années 1980 et 1990, deux vastes opérations de rapatriement, permettant à 35 000 d'entre eux de s'installer en Israël.

D'après l'AFP, ils seraient aujourd'hui plus de 120 000, dont 80 000 sont nés en Afrique, mais nombreux sont encore ceux à devoir affronter d'énormes différences culturelles et des discriminations au sein de la société israélienne.

Source:http://www.lepoint.fr/monde/quand-israel-force-ses-ethiopiennes-a-la-contraception-30-01-2013-1622050_24.php

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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 16:27

 

 

Le rapport perruchot dans le journal "le point" :

 

Argent des syndicats : l'intégralité du rapport Perruchot

DOCUMENT. C'est le rapport que toute la classe politique veut enterrer. Le Point.fr le publie en intégralité.

"Le Point" publie le rapport intégral de Nicolas Perruchot sur les syndicats. "Le Point" publie le rapport intégral de Nicolas Perruchot sur les syndicats. © Pele Gwendal / Sipa

Par et

 

Le rapport Perruchot, du nom du député Nouveau Centre rapporteur de la commission d'enquête, a été enterré en novembre 2011 sans autre forme de procès. Officiellement, il ne pourra être publié que dans trente ans ! De larges extraits du rapport avaient déjà été édités dans Le Figaro. Le Point.fr vous le propose aujourd'hui dans son intégralité.

Le rapport visait à faire la lumière sur les finances encore très opaques des syndicats, tant ouvriers que patronaux. Son histoire n'est pas banale. Tout commence en 2007, lorsque Nicolas Perruchot, député du Loir-et-Cher connu pour avoir été le "tombeur" de Jack Lang à la mairie de Blois, propose la création d'une commission d'enquête. L'accueil est froid. Mais en 2010, le Nouveau Centre utilise le "droit de tirage", qui autorise chaque groupe parlementaire à réclamer la création d'une commission d'enquête pour rouvrir le débat.

Consternant

Tous les groupes, UMP, socialistes, Verts, se cabrent. L'Élysée aussi rechigne à chatouiller les centrales syndicales à quelques mois de la présidentielle. Mais la commission est quand même mise en place. Le rapport est rédigé. Sur les trente membres de la commission, seuls neuf participent au vote. Deux centristes votent pour, trois socialistes contre et quatre élus UMP s'abstiennent. Le rapport Perruchot, puisqu'il n'a pas été adopté, ne sera pas publié, fait rarissime pour la Ve République.

Le Point.fr, en le mettant en ligne, décide de rendre chacun juge de son contenu. Le rapport n'est pas d'une lecture facile. Il ressort tout de même que :

- Les syndicats patronaux, en dépit de leur opulence, "tapent" dans les fonds des organismes paritaires (Sécurité sociale, Unedic, formation...).

- Les syndicats ouvriers vivent aux crochets de l'État et des organismes paritaires.

- Le syndicat agricole dominant, la FNSEA, a un art éprouvé pour confondre fonds publics et militantisme.

Au total, le rapport Perruchot dresse, entre les lignes, un rapport consternant de la vie syndicale en France. À base de combines et de faux-semblants. Où l'État participe à un jeu de rôle avec des apparatchiks syndicaux qui ne représentent pas grand-chose. La France compte 8 % de syndiqués et huit "grands" syndicats. Qui ne courent pas derrière les militants et leurs cotisations tellement il est plus facile d'actionner d'autres pompes à fric (parmi lesquelles les comités d'entreprise des sociétés publiques).

Cliquez ici pour consulter la version intégrale du rapport Perruchot (sans les annexes consacrées aux auditions).

Source:http://www.lepoint.fr/economie/argent-des-syndicats-le-rapport-interdit-16-02-2012-1431943_28.php

 

Révélation sur le financement des syndicats, Nicolas Perruchot, dans GMB - 18/10

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12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 15:43

 

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  • J'ai fait ce blog par révolte sur le systeme financier, la création monétaire par le crédit, la reserve fractionnaire. La BCE prête notre argent à 0,05% au banques privées et elles le prêtent aux états à 3, 4, 5, 6, 7, 8...% donc à nous.
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